Philippe Brotons de MBA Capital Caen passe le relais

Après avoir été une des forces agissantes lors de la création du réseau MBA Capital, il est temps pour Philippe Brotons de MBA Capital Caen de goûter à un repos bien mérité. L’occasion de revenir avec lui, sans nostalgie, sur son parcours, sa vision du métier et le réseau MBA Capital.

Pouvez-vous nous rappeler comment est née l’idée du réseau MBA Capital ?

Je pratiquais depuis une dizaine d’années le métier de conseil en cession-acquisition d’entreprises en Normandie. Nous nous sommes rencontrés, avec plusieurs autres associés fondateurs autour de valeurs communes : indépendance, compétence, sérieux dans la réalisation des opérations. C’est cette convergence de vision qui nous a amenés à envisager une collaboration plus étroite en créant la marque MBA Capital. L’idée était que les cabinets conservent leur autonomie et leur manière d’opérer, tout en bénéficiant d’une complémentarité de compétences et en ayant la possibilité de réaliser des opérations à plusieurs si besoin.

Cette vision a-t-elle changé depuis ?

Certaines choses ont bien sûr évolué, mais dans le respect de l’intégralité de l’intention initiale. Nous restons sélectifs sur l’accueil des nouveaux associés afin de conserver le niveau de qualité attendu. Nous partageons nos expériences, bénéficions d’une pluralité de regards et entretenons les synergies entre régions. Nous sommes convaincus que l’union fait la force et la réussite de notre modèle le prouve je crois : 35 opérations par an, un chiffre significatif qui nous classe chaque année parmi les 5 premiers acteurs du métier. Cette ampleur de transactions, couplée à une légitimité notoire sur la place, permet à MBA Capital d’être un interlocuteur pertinent pour des réseaux bancaires, des réseaux de gestionnaires de patrimoine qui peuvent compter à la fois sur une proximité régionale et sur des compétences nationales. Vient en outre se greffer un champ d’intervention international avec M&A Wordlwide que nous avons contribué à fonder, afin d’accompagner les clients sur des opérations avec l’étranger grâce à des partenaires reconnus dans 35 pays. La réponse apportée par MBA Capital est de fait complète ! 

Quel est le profil d’un associé MBA Capital ?

Un professionnel souhaitant rejoindre le réseau doit faire montre de compétences incontestées, validées par une forte expérience en général bancaire, dans un cabinet d’audit ou d’expertise comptable. Il est parrainé par un autre associé chargé de garantir sa probité et son savoir-faire.

Quel regard portez-vous sur votre trajectoire ?

J’ai exercé ce métier par goût, ayant besoin d’un champ d’intervention plus large que celui permis par mon ancienne activité d’expertise-comptable. Et j’ai eu la chance de pouvoir trouver la bonne formule par le biais de ce réseau unique, puisque nous sommes à la fois licenciés et contrôlons la société MBA Capital qui accorde ces licences. Pour la suite de l’aventure de MBA capital sur Caen et sa région, c’est Valérie Legentil qui fait partie du réseau depuis 4 ans avec sa propre structure qui sera désormais à la manœuvre. Notre collaboration ayant toujours été basée sur la confiance et le partage d’objectifs communs, je continuerai à lui apporter mon aide sur certains dossiers, si elle le souhaite, un appui technique et nous continuerons à échanger en fonction des projets dans le but de toujours trouver la meilleure solution pour nos clients.  

En prenant un peu de recul, qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans l’évolution du métier ?

Je pourrais citer de nombreuses évolutions qui ont jalonné ces dernières années et d’autres qui s’annoncent car tout avance désormais beaucoup plus vite. De mon point de vue, la digitalisation impacte fortement notre métier, aussi bien dans la recherche de contreparties, les échanges de données, les datas rooms, etc. L’internationalisation est également un phénomène désormais structurant dans notre secteur. Mais au final, je pense que les fondements du métier demeurent stables : stratégie, méthodes de travail, rigueur, ouverture, confiance et accompagnement notamment.

Avez-vous un souvenir à partager avec nous ?

Je pourrais en citer à foison et c’est ce qui fait tout l’intérêt de notre métier car chaque opération est différente ! Un épisode m’a marqué, qui témoigne de la déchirure que peut représenter une cession pour un dirigeant qui s’est investi de nombreuses années dans son entreprise. Je me souviens d’un client au bord des larmes, à près de 70 ans, m’annonçant sa décision de vendre. Vous savez, une mission dure environ 1 an. Une grande proximité se crée par la force des choses, nous sommes là pour aider à transformer en capital le travail de construction d’une entreprise, parfois le travail de toute une vie ! Je comprends donc tout à fait que choisir un conseil représente un enjeu important pour un client. La confiance doit être réciproque et le premier rendez-vous est crucial. J’ai constamment eu l’objectif d’apporter la plus haute qualité de service à mes clients pour les protéger et contribuer à ce qu’ils réalisent la meilleure opération possible

Comment avez-vous envie de conclure cette interview, Philippe ?

J’ai simplement envie de dire, que si c’était à refaire, je le referais et exactement de la même manière ! J’exercerais le même métier extrêmement épanouissant et complet, je travaillerais comme je l’ai fait principalement avec des PME pour conserver une proximité, un accès direct à la décision et à la vision du dirigeant ce qui accélère les opérations, et je travaillerais au sein du réseau MBA Capital avec des gens de qualité car cela a été un moteur très puissant tout au long de ce parcours. La preuve : je n’ai jamais eu la moindre envie de quitter le réseau MBA Capital tant que j’étais en activité et je compte rester longtemps en contact avec ses membres !